
La Forêt des épices (Fodépi) est un jardin-forêt pédagogique situé à Gertwiller, dans le Bas-Rhin (67) en Alsace. Sur près de 1 500 m², ce lieu expérimental s’adresse aussi bien au grand public qu’aux scolaires, en proposant des parcours de découverte du vivant et des plantes comestibles. La Fodépi accueille également des formations et des stages, dédiés aux jardins-forêts et à la permaculture.

A l'origine
Le terrain de départ est un vieux verger, sur un terrain hydromorphe (qui retient l'eau).
Un noyer centenaire y trône encore, accompagné de quelques vieux fruitiers. Mais l’ensemble est surtout marqué par des apports successifs de terre de remblais et par la présence de déchets divers (ferraille, verre…) accumulés au fil des années.



Fondations
Première étape : faire place nette. Pour cela, une machine de chantier nous sera bien utile.
Ses missions ? Répartir
la terre de remblais en deux buttes pour casser la planititude du terrain, enfoncer à la verticale les poteaux de la future pergola, et creuser une mare.


Fondations (suite)
Surprise ! La terre est tellement argileuse qu'une seule grosse pluie suffit à combler la mare. Le projet d'achat de bâche en EPDM... tombe à l'eau (et c'est tant mieux) : un simple apport de benotine devrait suffire à combler les petites fentes et assurer une étanchéité satisfaisante.
C'est aussi le moment de s'occuper des arbres dont les branches cassent ou menacent de tomber.



Fondations (fin)
Nous y voyons maintenant beaucoup plus clair !
Avant la prochaine étape, le terrain est clotûré et un portail voit le jour.
C'est le moment - crucial - de s'occuper du sol.


Préparation du sol
Début du printemps, 6 mois avant les premières plantantions, 10 m3 de compost et 50 m3 de BRF (bois raméal framgenté), qui fleurent bon le champignon, nous sont livrés.
De quoi "nourrir" le sol en azote et en carbone, relancer la vie microbienne, favoriser les mycorhizes, et contribuer à améliorer le drainage et la structure du sol .


Préparation du sol (suite)
La grelinette est passée pour aérer le sol en douceur.
Pour limiter la levée des adventices (et des bâches en plastique), le choix est fait de couvrir le terrain de cartons.
C'est bien... mais il en faut vraiment beaucoup (et sans encre et sans scotch) !



Préparation du sol
(fin)
Une fois tout en place, on alterne : carton / compost (1cm) / BRF (5 cm).
Ce mille-feuille devrait éviter la faim d'azote (qui plus est 6 mois avec les plantations) et régénérer le sol abîmé d'où nous sommes partis.
Quelques centaines d'heures plus tard, c'est déjà fini ! Les allées sont créées puis délimitées par des rondins de bois récupérés chez un ami maraîcher.


Elements structuraux (1)
Afin de stocker les outils nécessaires, un cabanon de jardin est installé.
Fondation sans béton évidemment, grâce aux dalles gravillonées, pour ne pas impacter négativement le site.
Pour terminer, des cuves de récupération d'eau de pluie viendront profiter de cette jolie pente de toit...



Elements structuraux (2)
Vient le tour de la pergola. Les poteaux sont étêtés à la même hauteur. Puis des pannes sont vissées et les chevrons par dessus.
Ne manquent plus que les panneaux de treillis soudés (galvanisés) de part et de d'autre de la structure pour offrir un support aux plantes grimpantes.
Un beau tunnel fruitier en perspective !



À la fin de l’automne 2025, des amis, des proches et de simples curieux viennent nous prêter main-forte lors des premiers chantiers de plantation.
En l’espace de deux jours, près de 150 plantes sont mises en terre !
L’ensemble sera complété par l’installation d’une cinquantaine de plantes «facilitatrices» (ou AFI), semées ou plantées en jeunes plants, pour accélérer la succession écologique, protéger les plantes ressources et améliorer durablement le sol.
Les plantations
À la fin de l’automne 2025, des amis, des proches et de simples curieux viennent nous prêter main-forte lors des premiers chantiers de plantation.
En l’espace de deux jours, près de 150 plantes sont mises en terre !
L’ensemble sera complété par l’installation d’une cinquantaine de plantes «facilitatrices» (ou AFI), semées ou plantées en jeunes plants, pour accélérer la succession écologique, protéger les plantes ressources et améliorer durablement le sol.

Remerciements
On se doute qu’un tel projet ne peut voir le jour sans le concours de nombreuses personnes dont beaucoup sont à remercier.
Tout d’abord, un immense merci à la famille de Marius Willhelm — sur trois générations ! — pour son aide précieuse et sa confiance. Sans elle, rien de tout cela n’aurait été possible.
Merci à mes proches, mes amis, les curieux et sympathisants de tout bord, les membres de l’association Les Amis de la Fodépi pour leur aide et leur enthousiasme ; à celles et ceux qui m’ont soutenu lors de la campagne de financement participatif ; au Crédit Mutuel et aux Agros d’Alsace pour leur appui financier ; à Julien pour le montage du cabanon ; à Élie pour l’installation de la pergola ; à Jean-Marie (Les Jardins de Gaïa) pour ses précieux conseils en matière de compost et BRF ; aux pépiniéristes qui m’ont accompagné dans mes choix, et tout particulièrement à mon voisin, la pépinière bio du Hanfgranva à Mussig.
Merci enfin — et surtout — à ma femme et à mes enfants, d’avoir la douce folie de me soutenir et de me suivre au quotidien, et d’accepter de s’enraciner avec moi dans ce projet.
